Bienvenue à la cohérence des salaires
Plus attendue que la prochaine saison de (insérer votre série préférée), plus commentée que le dernier post de (insérer votre star/influenceur favori) et plus floue que (insérer votre roman de Kafka préféré)… Vous l’avez reconnue : c’est la transparence des rémunérations.
Et pourtant, elle n’est pas si récente que ça. Déjà trois ans qu’on l'a vue arriver. Trois ans qu’on nous dit qu’elle va débarquer. Entre temps, la France a accueilli des JO historiques, Notre-Dame a ressuscité et… le PSG a gagné la Ligue des champions. Comme quoi, il peut s’en passer de belles choses en peu de temps.
Mais, pour le moment, on attend. Une loi, une application, une mise en place… alors beaucoup patientent. Car sans cadre, on hésite à bouger, on se dit que c’est du travail dans le vide. Pas vraiment.
La transparence des rémunérations ne signifie pas tout dévoiler, comme on l’entend souvent dans les médias (et c’est un journaliste qui vous parle). La transparence, c’est surtout une question de cohérence. Ce n’est pas tout dire, c’est expliquer. Ce n’est pas dévoiler, c’est faire comprendre. Ce n’est pas juger, c’est arbitrer.
“Qu’est-ce que je décide de rémunérer ?” “Pourquoi ?” “Comment ?” “Sur quels critères ?” Autant de questions qui ne sont pas de la transparence, mais de la stratégie, donc… de la RH. C’est une opportunité de montrer à quel point les RH ont un rôle business dans les organisations.
N’oublions pas tout de même l’essentiel et la base de cette directive : lutter contre les inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes. Car oui, encore aujourd’hui, l’écart entre une femme et un homme pour un emploi comparable est de 3,8% (INSEE). Est-ce un travail de transparence… ou de cohérence ? Je crois que vous avez déjà la réponse.