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Faut-il intégrer l’éco-anxiété dans sa politique de prévention des RPS ?

A l’heure où les connaissances et les prises de conscience relatives au changement climatique se démocratisent, le phénomène d’éco-anxiété émerge dans le discours médiatique. Décryptage de cette notion, qui pourrait bien faire son apparition dans les politiques de prévention des RPS… Un article publié dans le dossier "Environnement" du magazine de l'ANDRH (mars-avril) !
Sommaire

L’éco-anxiété est une notion utilisée pour la première fois en 1990, puis théorisée à partir de 1997 par la chercheuse Véronique Lapaige.

Cette notion est largement reprise dans la presse écrite en France à l’été 2019, à la suite de deux vagues de chaleur exceptionnelles.

Ecologie + anxiété

Elle peut se définir comme une anxiété liée au changement climatique et à ses impacts (pollution, réchauffement…) mais ne bénéficie pas d’une définition qui fasse consensus.

Elle se définit comme une anxiété d’anticipation, c’est-à-dire d’une forte inquiétude pour l’avenir.

Elle se compose de plusieurs sentiments (impuissance, perte de contrôle, perte de sens), et d’émotions négatives : colère, notamment à destination des pouvoirs publics et des entreprises, ou encore tristesse et résignation.

Anxiété ou lucidité ?

L’éco-anxiété n’est pas à considérer comme une « maladie mentale », même si elle peut avoir des impacts sur la santé psychologique : angoisse, émotions négatives…

Le terme « d’éco-anxiété » est parfois remis en cause. Certains considèrent qu’il s’agit plutôt d’une lucidité sur l’avenir et d’une étape nécessaire pour agir.

Un profil type ?

D’après les recherches, les personnes éco-anxieuses sont plutôt :

  • des femmes, 
  • des jeunes, 
  • des personnes diplômées de l’enseignement supérieur, 
  • des CSP+ 
  • des personnes de sensibilité écologiste et de gauche
  • sans troubles anxieux particuliers

Etant donné l’absence de définition partagée, il n’existe pas aujourd’hui de chiffres fiables sur la proportion d’"éco-anxieux" dans la population.

Cependant, 59% des jeunes de 16 à 25 ans se déclarent « inquiets de la trajectoire climatique dans laquelle nous sommes engagés » .

Quelles solutions ?

  • Se tourner vers les solutions et pistes d’actions concrètes
  • Rejoindre des collectifs engagés
  • Apprendre à lâcher prise, dans une juste mesure

Un phénomène à prendre en compte dans sa politique RH

Ce phénomène doit être perçu à sa juste mesure : comme un risque pour la santé qui tend à se développer, notamment au sein de la jeune génération.

Inclusion dans le DUERP

Il est pertinent d’inclure dès maintenant le phénomène d’éco-anxiété dans votre DUERP. 

La prise de conscience écologique de vos collaborateurs peut notamment intervenir à l’issue de modules de sensibilisation dans le cadre de votre politique RSE.

Cette notion est également à intégrer dans la politique de prévention des risques psycho-sociaux de votre structure.

S’assurer de la cohérence de sa politique RSE

Les dissonances entre les valeurs affichées de votre structure et la réalité de son impact sur le climat peuvent nourrir le sentiment d’éco-anxiété. 

Si vous communiquez, assurez-vous qu’il n’y ait pas d’écart entre les engagements et les actes !

Pour aller plus loin

Photo : Canva
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