← Actualités

Prêt de main-d'œuvre : l’essentiel à savoir

Afin de faire face à une baisse d’activité dans votre entreprise, vous pouvez recourir au prêt de main-d’œuvre à une entreprise en manque de personnel. Ce dispositif favorise la préservation des emplois tout en s’adaptant aux contextes économiques difficiles. Il concerne par exemple les entreprises confrontées à une baisse des commandes ou d’activité.
Sommaire

Le salarié, conserve sa rémunération, payée intégralement par l’entreprise en manque de main-d’œuvre. Ce salarié vient renforcer les équipes et effectue sa mission. À noter : la mise à disposition doit s’effectuer dans un but non lucratif pour l’entreprise prêteuse. C’est donc un échange de bons procédés, un dispositif gagnant-gagnant. 

Versement à l’entreprise prêteuse   

  • Des salaires 
  • Des charges sociales  
  • Des frais professionnels  

Concernant le salarié volontaire  

En amont, vous devez obtenir l’accord de chaque salarié concerné qui peut refuser une mise à disposition sans être passible d’une quelconque sanction ou différence de traitement. 

Le salarié continue d'appartenir au personnel de l'entreprise prêteuse et de bénéficier des dispositions conventionnelles, comme s'il exécutait son travail dans son entreprise d'origine. 

La mise à disposition est temporaire. Le salarié retrouve son poste précédent ou un poste équivalent et conserve son niveau de rémunération. 


Les étapes de la procédure  

  • Informer le CSE 
  • Obtenir l’accord du salarié concerné. 
  • Rédiger une convention de mise à disposition  avec l’entreprise à laquelle vous prêtez un salarié. Elle se doit d’indiquer : l’identité et la qualification du salarié, la durée du prêt ainsi que les salaires, charges sociales et frais professionnels qui seront facturés. 
  • Rédiger un avenant au contrat de travail, signé par le salarié, précisant : le travail confié dans l’entreprise d’accueil, les horaires et le lieu de travail ainsi que les caractéristiques particulières du poste de travail. 

Procédure simplifiée pour cause de Covid-19 

Jusqu’au 30 juin 2021, les démarches sont assouplies.  

  • Convention de mise à disposition cadre, valable pour plusieurs salariés à la fois. 
  • L’avenant reste obligatoire mais peut ne pas mentionner les horaires d’exécution du travail pour plus de flexibilité. 
  • Depuis le 1er janvier 2021, pour les entreprises ayant mis en place le chômage partiel la facturation de l’entreprise prêteuse peut être moindre.

Les textes de références

Lectures liées
Actualité sociale

L'essentiel RH du mois d'avril 2025

Formation, management, inclusion, télétravail… L’actualité RH s’accélère. À la une de notre veille du mois : le lancement de l’APLD "rebond", axé sur la formation professionnelle, un éclairage sur le management à la française, les risques psychosociaux liés au télétravail, l’opinion des Français sur la diversité, et de nouvelles mesures pour mieux intégrer l'impact de la ménopause en entreprise. Sans oublier un état des lieux du retard numérique européen.

Droit du travail

Jurisprudence : 6 décisions à ne pas manquer pour sécuriser vos pratiques RH

Les (D)RH sont confrontés à une multitude de situations sensibles, où une erreur peut coûter cher. C’est ainsi que la Cour de cassation, dans plusieurs décisions récentes, apporte des rappels bienvenus pour sécuriser vos pratiques. Découvrez 6 cas pratiques, directement applicables dans votre quotidien de (D)RH, pour éviter les pièges et renforcer vos procédures.

Droit du travail

Replay - Comment sécuriser vos contrats d’apprentissage et maximiser les aides disponibles ?

Recruter un apprenti, c’est investir dans l’avenir tout en bénéficiant d’avantages financiers conséquents. Mais comment rédiger un contrat conforme à la réglementation et maximiser les aides disponibles en 2025 ?